De toute façon, rien ne vaut un bon vieux p***s bien d*r ... ça y est, me voilà arrivée au stade de la quinquagénaire jetant un coup d'oeil dédaigneux aux nouveautés de télé-achat : " De toute façon, rien ne vaut notre bon vieux Feebrezzzz pour cirer le parquet ..."
J'ai voulu faire ma propre révolution mais le tour du monde m'achève ici. Où il a débuté, ou presque. Assise quelque part au bois, à tricoter des vers: une rime féminine à l'envers, une rime masculine à l'endroit; je jette les yeux , à regrets, sur ces épais fils étranglés les uns aux autres. Ce n'est qu'une affreuse difformité ficelée de mes mains. Et je crois refouler mes piétinements d'enfant sur ce chemin de gravier ocre-brique. Je suis partie très tôt de lyon et je suis arrivée bien tard à Paris. De l'une et de l'autre, je n'ai vu que le sommeil indolent de ma mémoire morte. Le voyage est mon pays. Un non-lieu exquis. Et c'est d'ailleurs dans ce délicieux train anonyme aux mille mannequins de chair que j'ai eu le plaisir de lire quelques un de vos sonnets. La tête appuyée contre la vitre bourdonnante du vent qui vomissait son flot d'injures, je goûtais la logique implacable de vos quatrains et tercets; la bouche sèche. Quand l'on pouvait voir se pâmer le reflet de vos vers dans mes pupilles dilatées, ce sont encore des palettes de forêts de pins aigre-douces et d'océan flottant parsemé d'îlots-cumulus- cotonneux qui se jettaient en bouillie sur la vitre lézardée par la course. Et moi j'étais commodément assise à l'abri de la débacle qui fulminait à une épaisseur de verre de ma tempe, lorsque j'essayais de vous lire; vous: comprimé dans le carcan de vos sonnets. Si j'eusse plongé par la fenêtre du train pour m'enduire tout entière de la gouache opaque de ce tableau impressionniste, j'eusse assurément été happée actrice; mon sang, un long fleuve rugissant qui par tout eût coulé et mon corps, matrice de la poésie d'un paysage quelconque.J'eusse joui de cette communion hallucinatoire sans un battement de paupières et sans un soupir, une fois à destination de ma défenestration virtuelle: mon réel voyage en train. Hors de moi et ailleurs encore. [...] Inspiration Divine ! Je ne ressent rien, il est un réceptacle car il est ouvert à l'indicible de l'existence et il a été visité d'une chaleur astrale; foetus vibrant dans le ventre de la terre. C'est ainsi qu'il aurait fallu procéder mon jeune ami mais nous n'avons pas pris le même chemin et le vôtre me distance déjà de quelques pas malgré les années qui auraient dues me faire plus sage. Je vous félicite vivement: ils sont très beaux, en vérité, ainsi froissés avec fièvre dans des mains pourtant délicatement parfumées, pressés contre des poitrines alanguies, baisés par des pulpes de rose tremblantes; car vos sonnets se sentent le coeur à étreindre toutes ces jolies demoiselles. D'ailleurs, je tiens l'échange pour ingrédient indispensable à la création. Tenez , voici un de mes gribouillages à ce propos: "Un jeu d'escrime entre deux pupilles acérées, un harpon planté en pleine poitrine, qui l'un de l'autre aura dévoré le coeur de sa proie en découvrant ses dents d'un sourire traître ? Il y a dans ces rencontres de rues trop de futilités qui m'échappent, quand ogresse humaine, j'avale d'un regard un inconnu." Mon chemin est une errance car "mes écrits" ne sont que des mots échappés de mes pensées. Rien que des mots, qui souvent ne veulent pas dire grand chose. Des petits bouts de sanglots désarticulés que j'arrivais à ressaisir à défaut de composer un poème. Je voulais aboutir à autre chose, hors des contraintes, hors de la grammaire. Je me suis perdue et c'est ainsi que je me retrouve dans ce bois où j'essaie, peut-être par désoeuvrement de ressussiter des fantômes de mon passé. Vous êtes poète de métier, de pitance, de conquête; la poésie est ma substance. Je me permets une fois encore d'intercaller dans ce billet, un autre écrit de mon cru. "La marche du pendu"
[...] C'était une brèche que crevait les nuages ma plume: il a plu, je fus fertile. Vous m'aviez aimablement sollicité pour des conseils quant à la façon de concevoir votre art et si vous avez pu en trouver de quelconques dans ce billet que je vous adresse, j'en serai enchantée car je suis mauvais professeur; mais je me permets de vous faire remarquer qu'un art qui vous serait dicter à la lettre, ne serait plus le vôtre. Je vous congratule encore une fois car vous avez réalisé ce dont je suis incapable et si tant est que je sois capable de poésie, je ne le suis plus. Alors, en vérité, incapable de retenir un peu avec moi, ces petites muses qui fredonnent dans un arbre ébouriffé par une bourrasque de vent, vous êtes bien meilleur poète que moi.
Au plaisir de resentir cette eau de cologne craquée sur votre papier. Bien à vous, M.F
*pourquoi tu m'affiches ce smiley ? *qu'est ce que tu voulais ? *que je te fasse une cyber pipe ? *un strip tease ? *que je te fasse éjaculer comme un porc sur ton clavier ? *et tu te sentirais mieux ? *et qu'est ce que t'en aurais à foutre de ce que je ressens moi ? *rien *c'est msn * un mix entre ebay et meetic * sous prétexte que ton interlocuteur t'apparaît accessible en un "clik", tu t'imagines qu'il est autant à ta disposition que ton ordinateur peut l'être.